Histoire d’une réussite: Rémy Perla, fondateur d’Epopia

Histoire d’une réussite: Rémy Perla, fondateur d’Epopia

août 19, 2019 Jeux sérieux Uncategorized 2

J – 2 semaines avant la rentrée !

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire. L’histoire d’un de mes amis de fac, qui a était déjà à l’époque et encore plus aujourd’hui une source d’inspiration pour moi.

Cet ami, c’est Rémy Perla. Il est le fondateur d’une start-up géniale, Epopia, un concept novateur et révolutionnaire qui redonne aux enfants l’envie de lire en les faisant participer activement à l’histoire. En gros, c’est l’enfant qui prend les décisions qui font avancer l’histoire dans un sens ou un autre. Le même principe qu’un Jeu de Rôle papier, à la différence que dans son concept, il n’y a pas de perdant.

 

Pour reprendre l’histoire de la réussite de Rémy: comme dit plus haut je l’ai connu à la fac. J’entrais an fac de maths et il animait à l’époque le groupe d’accueil dans lequel j’étais. Il était déjà très actif dans l’amicale étudiante et m’a donné envie de m’y investir.

Sans grande surprise, il a été élu président de l’amicale cette année-là. Pour ma part, j’étais « chargée de mission » et je faisais les petits dessins du journal de la fac. J’aidais aussi pour les soirées étudiantes, ce genre de choses. La suite de son parcours j’avoue que je la connais un peu moins, mais je crois savoir qu’il a monté les échelons dans le secteur associatif étudiant, toujours avec la même pêche communicative ^^.

De fait, ça ne m’a pas surpris de le voir se lancer dans l’entrepreneuriat. Et encore moins dans un projet original comme celui-là. Je sais que son idée est née devant une machine à café, une de ces discussions du genre « et ta femme, et tes enfants ça va bien » qui finissent par devenir « nan mais dans le système scolaire aujourd’hui rien ne va plus t’façon ».

Alors, il a mis ses compétences informatiques au service de son concept. Eh oui, les maths, leurs algorithmes… tout ça pour développer un système capable d’apporter une réponse cohérente à une décision prise par des enfants de 5 à 12 ans.

Au début ça s’appelait Rêve aux Lettres, puis c’est devenu Epopia. Au début il avait une poignée de bêta testeurs (dont ma paire de garçons), aujourd’hui il compte des milliers d’abonnés. Il est primé au Lépine, reconnu par l’Education Nationale… Il a toute une équipe d’auteurs, illustrateurs et spécialistes (anciens profs, orthophonistes etc) qui travaillent pour lui en plus des développeurs… Bref. Il a réussi, quoi. Et je ne suis pas peu fière de pouvoir le compter dans mes amis.

 

C’est une belle histoire, hein ? Et bien, elle n’est pas sans rapport avec ce qui m’a inspiré Spedago.

Rémy et son équipe ont compris que pour remettre les enfants à l’écriture et la lecture, dans un monde où ces derniers sont happés par la culture du Jeu vidéo, il leur fallait un support aussi engageant que ce dernier.

Avec son concept, Rémy a viré les écrans et outils tout-numériques au profit du bon vieux courrier papier. Il a redonné aux enfants le goût du palpable, du réel, mais en conservant les aspects attractifs du jeu vidéo: le pouvoir de décision, les activités à réaliser, les énigmes, et à mesure que l’histoire avance, la montée « en puissance » du personnage principal incarné par votre tête blonde.

 

Le jeu de société, auquel je suis attachée, procure aussi ces sensations. On a le support réel, on commence bas et plus on gagne en niveau plus on gagne de points, chaque tour peut amener son lot de « récompense ». En plus, le jeu fait échanger avec les autres joueurs et réfléchir aux actions possibles pour amener vers la victoire, individuelle ou collective. (Voir ici: comment le jeu crée interaction et pratique et remplit 90% de l’acquisition des compétences !)

 

Rémy avait pensé son concept comme alternative engageante et motivante aux écrans pour réapprendre aux enfants à aimer lire, écrire, imaginer et rêver leurs propres histoires.

De mon côté, je vois le jeu de société comme comme alternative ou complément sérieux au tout-numérique et aux formations professionnelles hyper-théoriques.

Après tout, on nous martelle depuis notre plus jeune âge: « apprendre en s’amusant ». On nous a abreuvé de jeux pédagogiques pour apprendre à lire, écrire, compter, apprendre les langues. Entre les cubes, les puzzles, Adibou et ses amis, on en a eu des supports ludo-pédagogiques étant enfants.
Tout ça pour nous retrouver aujourd’hui devant… des successions de vidéos et de diapos, avec parfois une activité pour « faire pratiquer ».

Et pourtant.

En pédagogie, un modèle connu, la taxonomie de Bloom, hiérarchise les niveaux d’acquisition des savoirs et montre bien que ces derniers ne sont pas acquis par la seule mémorisation. Cette dernière n’est que… la première étape. Regardez plutôt:

– Mémoriser des informations participe à l’appropriation de connaissances.
– Comprendre : c’est le fait d’interpréter de l’information en fonction de ce qui a été appris.
– Appliquer : c’est le fait de sélectionner des données pour réaliser une tâche ou résoudre un problème.
– Analyser : c’est le fait de mettre en relation des faits et des énoncés ou questions.
– Evaluer : c’est le fait d’estimer et de critiquer en fonction de critères que l’on se construit.
– Créer : c’est le fait de synthétiser des idées en une proposition, un plan, un produit nouveaux.

(Source : Openclassrooms)

Epopia respecte ce schéma en poussant les enfants jusqu’à l’étape de la création…

Et je suis persuadée qu’un jeu remplit également ce modèle dans le cadre d’une formation:

En mémorisant le concept illustré une première fois en théorie et en comprenant ses règles, l’apprenant va les appliquer en sélectionnant les actions qu’il peut ou ne peut pas faire, en analysant et en évaluant la situation à son tour. Dès lors, il agit et crée une nouvelle situation à laquelle le joueur suivant peut ou doit répondre.

 

La réussite d’Epopia doit être un exemple pour nous réapprendre à engager nos apprenants, quel que soit leur âge, dans leur processus d’apprentissage. Pour ma part, le jeu de société, détourné en support de formation, est un outil incontournable. Mais peut-être avez-vous de votre côté d’autres idées novatrices ? La zone de commentaires est ouverte !

Si vous souhaitez échanger autour de projets pédagogiques, savoir si mes idées ludiques peuvent se joindre à un projet en cours, parler de vos projets de formation et des outils que je pourrais créer pour vous, contactez-moi !

2 réponses

  1. David de BUSINE bonheur dit :

    Superbe histoire, merci pour la découverte de Remy, personnage qui à l’air haut en couleurs.

    Le rappel des étapes de la pédagogie tombent également à pic puisque je développe un jeu de carte actuellement. Le pire cest sue je ne sais plus comment je suis tombé sur cet article 🤪, quonquoi, la vie est bien faite.

    • Annick M dit :

      Bonjour,
      Ravie que cet article vous ait plu !
      Je vous propose également de rester en contact, puisque nous partageons cet intérêt pour le jeu, peut-être pourrions nous évoquer quelques projets communs ?

      Avec mes meilleurs vœux pour la fin d’année et l’année à venir
      Annick

Répondre à David de BUSINE bonheur Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *